bikram
On n’oublie jamais totalement, à moins d’opérer cette sélection inconsciente dont on parle dans les livres savants. Ça se passe généralement dès l’enfance. Des pans de ma vie comme ça oubliés c’est comme ça, c’est bien injuste mais c’est comme ça. En grandissant on contorsionne les traces que sur nos corps ont laissées nos amours pourfendues. Dans le petit repli d’amour on cache tout ça. On le porte comme un léger surplus de poids. On apprend la gymnastique. Est-ce qu’on pardonne tout malheureusement ou heureusement non. En cela j’ai conscience d’être faible. Sauf que ne pas confondre le pardon avec l’absolution. C’est rare que j’affirme des choses mais là j’affirme ces choses. Le pardon est un échange. L’absolution donne et n’obtient rien en retour. Et même si elles étaient faites, et même si elles étaient faites, et même si, on est toujours en manque d’excuses. C’est un peu comme ça, vivre avec sur nos corps les traces de nos amours pourfendues.
[Oui de la pop, celle d'AaRon, U-Turn (Lili), album Artificial Animals Riding On Neverland]
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- Publié :
- 14 décembre 2009 / 22:07
- Catégorie :
- voyage vertical, écriture


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