à méditer

L’irréalité commence avec le tout. L’imaginaire n’est pas une étrange région située par-delà le monde, il est le monde même, mais le monde comme ensemble, comme tout. […] La création littéraire se donne l’illusion, lorsqu’elle revient sur chaque chose et sur chaque être, de les créer, parce que maintenant elle les voit et les nomme à partir du tout, à partir de l’absence de tout, c’est-à-dire de rien.

[Maurice Blanchot, « La littérature et le droit à la mort », La Part du feu (1987)]


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