fuite en le monde
Les images prises sur la route, en périphérie des villes ont toujours une sorte d’air de fin des temps. Aux abords de Montréal c’est des ponts, un fleuve (comme mort — pas assez large et profond et ouvert) et structures d’asphalte du type cages à pigeons. Près de la frontière, à Lacolle, c’est foin et cabane désertée au bois qui s’effrite (pas le temps qui en est la cause mais le poids des légendes urbaines — on croit à ce qui nous enchante…)
L’insignifiance profonde d’un paysage. Les images de le fuite en le monde que l’on se plait à capturer sans raison. Les silences suspendus dans le bruit sourd de la conversation quotidienne. Ces grèves de ville ou l’on s’échappe des villes de nous. Ces parcours périphériques de nous. Ces paysages fièvre de nous de légendes urbaines. J’en ai besoin. La banalité est faite d’un mystère qui n’a pas jugé utile de se dénoncer, écrivait Blanchot.
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- Publié :
- 6 décembre 2009 / 18:50
- Catégorie :
- voyage vertical
- Mots-clefs :
- Maurice Blanchot, paysages, périphérie




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