les grandes cartes
Errer en badaud dans les couloirs de la ville ne m’a jamais permis de remplir le vide, cela rentre et aussitôt cela sort. Je pense: mais peut-être de conforter le goût d’une promenade qui se mérite, à la manière du texte qui s’écrit. Une prise en compte de la contradiction d’être à travers le mouvement de mes pas, qui cheminent, puis se retirent, qui toujours vont par segments de territoires. Être totale dans mes pas, sensible aux airs aux sons, les gens: saisir un réel à travers l’expérience de directions non calculées, contradictoires tant mieux. Marcher, se perdre dans ce qui se passe, c’est sûrement s’oublier dans l’apparence des choses que l’on ne maîtrise pas, en attendant la modification des avenues et la réfection des ponts, à nos images combinées. Ainsi donc avec les pas, on relirait les grandes cartes routières, on en tracerait de plus belles et des points inédits et une légende futuriste ; suivant nos pas, on se choisirait une mer une grande, afin d’espérer – c’est tout là que résident nos amours d’îles – les rivages d’une ville où le fruit de l’errance serait le répit par le savoir de nos pas sur l’asphalte : des liaisons entre les points, des fontaines d’essais de marcheurs à toutes les haltes, une littérature rhizome humain, pour s’oublier. Te rejoindre et s’oublier.
À propos de cette entrée
You’re currently reading “les grandes cartes,” an entry on 36poses
- Publié :
- 20 mai 2009 / 21:15
- Catégorie :
- voyage vertical


Aucun commentaire pour le moment
Aller au formulaire commentaire | comment rss [?]